Espace autogéré des Tanneries

Accueil

Bienvenue sur le site web de l'Espace autogéré des Tanneries, centre social, culturel et politique situé à Dijon (France), occupé depuis octobre 1998.


Actualités

Se tenir informé·e…

Pour recevoir par mail le programme d'activités chaque mois, ainsi que les communiqués occasionnels de l'espace autogéré, il suffit de s'abonner à la liste tanneries-annonces, en renseignant votre adresse mail ci-après :

Pour plus d'activités sur la région, faites aussi un tour du côté de l'agenda de brassicanigra !

Le programme d'activités (mis à jour tous les mois)

bibliothèque de l'espace autogéré

L'espace autogéré ouvre ses portes tous les mercredi après-midi pour des cafés-lectures suivis de projections, en parallèle des zone de gratuité, bibliothèque, infokiosque et autres espaces à fréquenter.

En dehors de cette constante, le lieu reste souvent en ébullition, avec des concerts, débats, ateliers et autres réunions, mais sort aussi de ses murs pour des actions et manifestations.

Chaque mois, le programme vous dit tout ça, bien sûr, et vous en raconte plus encore, dans des éditos rédigés rien que pour vous au gré des actualités. Vous en trouverez la collec' ci-dessous (pour les fainéant·e·s, le dernier programme est en premier) :

Du 1er au 10 juillet 2012 : chantier d'été de l'espace autogéré !

On vous invite à participer au désormais traditionnel chantier d'été des Tanneries, du 1er au 10 juillet !

chantier d'été 2012

S'y mêleront, pendant 10 jours, BTP Do It Yourself, aménagements d'espaces d'activités, rendez-vous sportifs et ludiques, moments dansants, échanges de savoir et vie collective. Venez profiter de ces moments de rencontre et de découverte de la grande usine autogérée tant qu'il en est encore temps, puisqu'il est de plus en plus probable que l'on déménage un jour, pour transvaser les structures et projets dans un nouvel espace. Sujet sur lequel on fera le point, dès que l'issue des négociations en cours sera plus claire.

D'ici là, sachez que ça commencera fort, avec une boum de soutien à blabla le 30 juin, avant d'enchaîner sur le tri des trésors et matériaux accumulés, le travail sur les archives et la déco, la mécanique vélo pour disposer de cycles communisés, les équipées sur les toits pour parer aux fuites ou le jardinage pour épauler les potagers du quartier. Pour le reste, outre le très attendu tournoi international de ping pong des Tanneries, il y a aura pas mal de surprises à préciser, et de l'espace pour vos propositions de lectures, jeux de pistes, dérives urbaines & co…

D'un point de vue plus pratique, sachez que, depuis le chantier de l'été dernier, on a à notre disposition un sleeping plus sympa, mais que les tentes sont aussi les bienvenues pour éviter d'être trop serré-e-s. Les repas seront végétaliens. On vous invite à laisser votre chien à la maison plutôt que dans votre voiture une fois sur place, et à préférer une venue sur quelques jours plutôt qu'un passage éclair, histoire de prendre le temps de se rencontrer !

Et pour les dijonnais·e·s, il est possible de passer au jour le jour : les chantiers débuteront chaque matin à partir de 10h, et si vous souhaitez nous rejoindre pour les moments plus légers, le programme des festivités sera disponible sur le site.

tournoi de ping pong 2012

Samedi 30 juin

boum en soutien au journal Blabla, pour les plus impatient·e·s de nous retrouver

Lundi 2 juillet

début du chantier tout en douceur

Mardi 10 juillet

rangement et fin du chantier

Communiqué : Dijon — la police déjoue un complot anarchiste !

Version mise en page pour lecture et impression : fichier PDF.

fourgons de gardes mobiles devant l'espace autogéré, 2 juin 2012

Ce samedi 2 juin 2012 à 18h, une demi-douzaine de fourgons de gardes-mobiles et autres équipes des "brigades anticriminalité" sont venus se positionner devant l'Espace autogéré des Tanneries, afin de s'assurer que n'aurait pas lieu un… jeu de piste à vélo (dénommé « Alleycat »). Quelques personnes motivées, après une première réussie il y a quelques mois à Dijon, nous avaient en effet sollicité·e·s pour que l'alleycat ait cette fois-ci pour point de départ les Tanneries. Pas de soucis de notre côté : nous apprécions ces "courses d'orientation ludiques et décalées". Mais pas de chance avec les autorités, puisque le Directeur Départemental de la sécurité publique (DDSP), s'est déplacé en personne, avec toute son escorte, pour nous annoncer qu'un arrêté préfectoral interdisait fermement la tenue de l'« alleycat » !

Renseignement pris, le cyclo-jeu de piste avait été qualifié de « manifestation anarcho-libertaire ». De quoi faire frémir dans les chaumières ! Ce serait le Préfet de "zone de défense" de Metz, en lien avec le Ministère de l'Intérieur et en concertation avec la Préfecture de Bourgogne, qui aurait pris un arrêté d'interdiction dans le cadre du plan national de sécurité, en appelant une compagnie de gendarmes mobiles de Bordeaux à la rescousse. Rien que ça ! Les autorités semblent avoir fantasmé une horde de cyclopathes déchaînée tout droit sortie de "Mad Max", s'apprêtant à mettre la ville à feu et à sang… Et face aux pressions, les organisatrices, désemparées, nous ont informé·e·s qu'elles préféraient annuler la course…

Mais quelle mouche a piqué ces Messieurs haut placés ? Serait-ce la chaleur ? Les nouveaux venus au pouvoir ont-ils décidé de montrer les muscles et de prouver qu'ils pouvaient eux aussi « rétablir l'ordre », en commençant par interdire… les chasses au trésor et les rébus ? La chasse aux dits « anarcho-autonomes » a-t-elle repris en mode grand guignol, malgré le départ de Squarcini, ex-chef de la DCRI ? En tout cas, il n'y a pas à dire, le "changement" se fait sentir !

Perplexes, nous avons cherché à comprendre le phénomène ubuesque. Il était certes annoncé une "Alleycat des bandits", "course d'orientation clandestine en vélos de tous genres (tandem, cargobike, BMX, pignon fixe, rétropédalage, course, vélo couché, etc.) à travers la ville. Top départ aux Tanneries, checkpoints mystères, puis… Grand bal des gangsters à la salle polyvalente Jacques Mesrine (rue Philippe Guignard) - bal dansant typé boum énervée, jusqu'à l'aube !". Se peut-il qu'un haut gradé paranoïaque, qui n'aurait pas eu la chance d'aller en colo dans sa jeunesse, n'ait pas compris le concept de jeu de rôle ou de bal costumé ? Le spectre du "grand Jacques", serait-il encore assez terrifiant, 23 ans après sa mort, pour qu'à sa seule évocation la police dégaine ? Au rang des raisons invoquées cet après-midi par le DDSP pour aider à justifier leur coup de sang : une fête de rue survenue il y a quinze jours rue Berbisey, et le festival de trois jours organisé la semaine passée aux Tanneries.

Pour mémoire, la fête de rue en question a consisté en l'occupation d'une rue populaire du centre-ville par quelques centaines de personnes durant plusieurs heures, autour d'une fanfare, de projections de films en plein air, de jeux et de danses. Nous ne saurions dire exactement si la fête a laissé plus de canettes sur la chaussée que l'une des rares victoires du DFCO ou autre "concert de rentrée" organisé par le cabinet du maire, mais selon les témoignages les plus variés, il semblerait que l'on s'y soit bien amusé. Si nous sommes touché·e·s de l'attention des autorités, il nous serait cependant difficile d'en dire plus à ce sujet : si certain·e·s acteurs et actrices des Tanneries ont sans doute pu être aperçu·e·s en train de danser dans la rue, nous ne sommes pour autant pas les organisateurs de cette soirée. Sans nous désolidariser d'une initiative fort sympathique, nous ne voudrions pas tirer la couverture à nous : certains groupes de dijonnais·e·s ne nous attendent heureusement pas pour s'organiser et mettre un peu de joie et d'intensité inattendues dans la ville.

En ce qui concerne le festival qui a accueilli plus d'un millier de personnes pendant 3 jours, il nous serait reproché d'avoir bloqué une partie du boulevard de Chicago en y jouant au ping pong et au baby-foot un matin de Pentecôte, et d'avoir provoqué quelques protestations de voisin·e·s pour du bruit excessif, en l'occurrence un peu de mauvaise disco. A cet égard, inutile de nier ou de tenter de décharger nos crimes sur quiconque, car les faits qui nous sont imputés peuvent sans doute nous être attribués. À notre décharge, nous répliquerons que ce n'est pas la mort du petit bonhomme, et qu'en bientôt quinze ans d'évènements publics hebdomadaires, nous nous sommes toujours attaché·e·s à entretenir de bonnes relations avec le voisinage et à ce que nos soirées se passent bien, sans vigiles ni policiers. Et nous entendons bien que cela puisse continuer ainsi.

Ce samedi 2 juin au soir, pendant que les renforts stagnaient au commissariat ou au centre-ville, des fourgons bleutés se sont déplacés aux deux extrémités de la rue Phillipe Guignard — où se situent divers potagers collectifs et familiaux sur des terres menacées — pour y établir des « checkpoints ». Leur mission : interdire l'entrée à la "boum" annoncée près d'une ferme maraîchère occupée pour clore l'« alleycat ». En effet, un arrêté — municipal cette fois — prohibant toute festivité dans la "salle polyvalente Jacques Mesrine" avait été placardé pour l'occasion !

Au-delà de la farce que constitue cette mobilisation policière extraordinaire, cette situation témoigne de manière beaucoup plus préoccupante d'une volonté — affirmée cet après-midi même par le DDSP — de répression de tout évènement dans l'espace public, dès lors qu'il ne rentre pas docilement dans les cadres institutionnels lisses, les demandes d'autorisation préalables, les embrouilles administratives, les normes de sécurité agréées et tout ce qui s'ensuit. Cela fait pourtant longtemps, à Dijon comme ailleurs, que quantité de manifestations — qu'elles soient ludiques, sportives, culturelles ou politiques — sont organisées hors de ces carcans. De notre point de vue comme de celui de quantité d'individu·e·s et d'associations que nous côtoyons, il s'agit là d'une liberté précieuse, qu'il importe de conserver face au rouleau compresseur normalisateur. C'est notamment ce qui permet de vivre gaiement, même quand on a ni le pouvoir ni l'argent, et d'avoir la marge de s'opposer au monde dominant.

Sans présumer de la suite, et puisque le ridicule ne tue pas, espérons au moins que l'insolation retombe, et qu'ils en restent là !

Mais rien n'est moins sûr : la semaine prochaine les Tanneries accueillent cette fois une « cartonnade » ! Attention, car il s'agira là de personnes lourdement « armées »… Peut-être faudra-t-il doubler les effectifs !?

2 juin 2012,
Espace autogéré des Tanneries

« Welcome back, riot prrrl ! »

go riot prrrl, go!

Au passage, le rollerderby aux Tanneries (et ailleurs), c'est ici !


En bref

Les Tanneries sont nées d'un triple projet: celui d'un lieu de vie collective auto-organisé par ses habitant·e·s, celui d'un espace d'activités publiques non-marchandes et subversives, celui d'un endroit ressource pour initiatives anticapitalistes et anti-autoritaires. Plus d'infos dans la section présentation.

Les Tanneries sont aussi le fruit d'années de lutte contre les tentatives d'expulsion et autres menaces que les municipalités successives ont fait peser sur le lieu. Les Tanneries ont également initié et pris part à de nombreuses actions, au gré de l'actualité locale et internationale. Divers fragments de ces moments se trouvent dans la section historique.

Les Tanneries proposent régulièrement des activités publiques, ouvertes à tou·te·s les intéressé·e·s: des concerts aux ateliers d'initiation à l'informatique libre, en passant par divers débats politiques, projections de cinéma indépendant, pièces de théâtre, chantiers de construction et autres évènements militants. Plus d'infos dans la section activités, et le calendrier des rendez-vous dans la section programme.

Au fil des années, les Tanneries ont produit quantité de textes, affiches, flyers et autres documents. Certains écrits significatifs - textes de présentation ou retours sur l'expérience de plusieurs années de vie et d'action -, ainsi qu'une sélection de visuels diffusés au gré des activités se trouvent dans la section documents.

Si vous souhaitez vous rendre aux Tanneries, prendre contact avec le collectif habitant, soumettre un projet au groupe programmation, poser une question ou nous joindre pour toute autre raison, les infos nécessaires se trouvent dans la section contact.

Enfin, pour mieux cerner le vaste mouvement dans laquelle ce lieu s'inscrit, pour étendre sa curiosité aux collectifs, réseaux et initiatives connexes aux Tanneries, une sélection de sites à visiter se trouve dans la section liens.


Ce site...

...est écrit en XHTML 1.1 et utilise des feuilles de style CSS, tous deux conformes aux spécifications du W3C. Ce, afin d'en assurer une interprétation égale par tous les navigateurs dignes de ce nom.

En clair: si vous avez le malheur d'utiliser Internet Explorer, cela risque fort de ne pas marcher. Il serait grand temps de vous en débarrasser, en passant par exemple à Mozilla Firefox - un morceau d'autonomie non négligeable vis à vis de Microsoft.

Du reste, ce site est réalisé sous Debian GNU/Linux à l'aide de logiciels libres (vim), et est hébergé par squat.net, serveur autogéré par et pour des squatteureuses.

Sa dernière mise à jour remonte au: 08 janvier 2014

  • Get Firefox!
  • this page is valid XHTML 1.1
  • this page uses valid CSS

13-15-17, bd de Chicago, Dijon, France